Commentaires du mois d’octobre 2011

Prix à la ferme

En octobre 2011, le prix à la ferme a diminué de 0,97 $/hl par rapport au mois précédent. Les ventes en classes régulières sont demeurées importantes et ont eu un effet à la hausse de 1,95 $/hl. Le versement du surplus lié aux activités commerciales de la Commission canadienne du lait a eu également un effet à la hausse de 1,34 $/hl. Ces deux éléments de la péréquation ont compensé l’effet à la baisse des classes spéciales de - 1,51 $/hl et du transfert de la mise en commun (P5) de - 1,93 $/hl en raison d’un rapprochement avec le prix moyen de P5.

Toutefois, le prix à la composition moyenne est demeuré au-delà de 80 $/hl. Il s’agit de l’un des niveaux les plus élevés des 12 derniers mois.

Prix des classes spéciales

Le graphique ci-contre montre la volatilité des prix des produits laitiers aux États-Unis. Le prix payé aux producteurs américains repose sur ces bases qui sont sujettes à de fortes variations mensuelles. Ici, au Canada, c’est le prix des classes 5abc qui est tributaire des prix mondiaux. Le marché des classes spéciales représente 5 % des revenus totaux des ventes.

 

Dons de lait

Comme le rappelle le « verre de lait » contenu dans cette section, plus de 1000 producteurs ont donné 5,2 millions de litres de lait depuis 2003.

Pour cette année seulement, 515 producteurs ont donné près de 812 000 litres de leur production, soit une moyenne de 1 575 litres par ferme. Si on distribuait ce lait à toute la population du Québec, chaque Québécois aurait droit à une portion de 100 ml. Avec l’aide des partenaires du secteur laitier (transformateurs et transporteurs), ces dons serviront à fournir des denrées à l’association Banques alimentaires Québec qui en assure le partage entre ses membres. Les produits laitiers représentent 13 % de toutes les denrées distribuées et 300 000 personnes, en moyenne, en bénéficient chaque mois.

Droit de produire

Le tableau ci-contre montre les augmentations du droit de produire, lesquelles reflètent le marché depuis les derniers mois. Ces augmentations sont justifiées par une consommation soutenue et de bas inventaires de beurre. Bien que la production se soit accélérée depuis les derniers mois, elle ne suffit pas à utiliser pleinement ce droit de produire. L’écart entre la production et ce dernier se situe à - 1,48 % pour l’ensemble du Canada. Le retard dans les provinces de l’Ouest s’est accentué, laissant des quantités non reportables pour chacune des provinces de cette région, totalisant 88 845 kg de MG. La plupart des provinces de l’Est à l’exception de la Nouvelle-Écosse maintiennent un rythme au-delà du seuil inférieur.

Solides non gras

Le Québec possède le plus haut taux de matière grasse à l’hectolitre de tout le Canada : au-dessus de 4 kg/hl. Cette situation lui confère un avantage certain dans le dossier des solides non gras. La province détient effectivement le ratio SNG/G le plus bas, soit 2,2304. Notons toutefois que, dans toutes les provinces, le taux de matière grasse augmente sensiblement et influence à la baisse le ratio SNG/G. Pour les 12 derniers mois finissant en octobre 2011, le ratio moyen des provinces de l’Est a baissé de - 0,0273 et celui des provinces de l’Ouest de - 0,0510. Le ratio canadien est passé de 2,3015 à 2,2798 durant cette période.

Prix du quota

Concernant le prix du quota, depuis janvier 2010, le Québec et l’Ontario ont atteint le prix plafond entendu de 25 000 $/kg de MG/jour. Les autres provinces de P5 se dirigent graduellement vers ce prix plafond et devront l’avoir atteint en juillet 2012. La surenchère de la valeur du quota subsiste encore dans les provinces de l’Ouest où le prix oscille entre 30 000 $ et 40 000 $/kg de MG/jour. Malgré ces valeurs élevées, peu de quantités font l’objet d’une transaction chaque mois.

En novembre 2011, il s’est échangé 961 kg de MG/jour, dont plus de la moitié au Québec.