La Fédération
La gestion de l'offre et la mise en marché collective
Le secteur laitier du Québec a de tout temps été et demeure le premier secteur agricole en importance au Québec.
La gestion de l'offre et la mise en marché collective

La mise en marché du lait

La gestion de l'offre

Les producteurs québécois et canadiens maîtrisent leur niveau de production pour satisfaire tous les besoins du marché intérieur. Les représentants des producteurs de toutes les provinces, en consultation avec l'industrie, établissent une cible annuelle de production que l'on appelle le quota de mise en marché. Lorsque la production dépasse cette cible, on doit écouler les surplus sur d'autres marchés, notamment celui de l'alimentation animale, à un prix nettement inférieur au prix moyen reçu pour les marchés planifiés intérieurs.

La mise en marché collective

Les quelque 6 300 fermes laitières québécoises mettent en marché collectivement près de 3 milliards de litres de lait par l'intermédiaire du Plan conjoint (1980) des producteurs de lait du Québec. Les producteurs ont délégué à la FPLQ la responsabilité de négocier en leur nom l'ensemble des conditions de vente avec les représentants des transformateurs. Les producteurs et les transformateurs négocient les  prix  de la matière première et se concertent par l'intermédiaire des conventions de mise en marché et de divers comités qui en découlent sur les questions de l'approvisionnement des usines et des règles de qualité du lait. Ces derniers sont négociés sur la base d'un prix cible établi au niveau canadien en tenant compte des coûts de production des producteurs les plus efficaces.

Le produit de toutes les ventes planifiées de lait est mis en commun par les producteurs. Ceux-ci reçoivent un prix moyen en fonction de leurs livraisons mensuelles de lait.

Les conditions de transport du lait de la ferme à l'usine, dont les frais sont assumés par les producteurs, sont négociées avec les transporteurs par la FPLQ dans une convention provinciale. Ce système de mise en marché collective permet aux producteurs de lait de tirer leurs revenus du marché, sans subventions gouvernementales.

La qualité du lait qu'ils mettent en marché est une préoccupation importante pour les producteurs. Divers programmes visant à l'améliorer sont gérés par la FPLQ. Les producteurs investissent aussi dans la recherche ainsi qu'en promotion et publicité du lait et des produits laitiers quelque 38 millions de dollars annuellement.

La mise en marché collective du lait, par les producteurs, offre...

  • Un interlocuteur unique pour négocier toutes les conditions de mise en marché
  • À tous les producteurs : un prix équitable, uniforme et stable pour le lait qu'ils mettent en marché
  • Une production ajustée aux besoins du marché
  • Aux transformateurs : un approvisionnement garanti aux mêmes conditions et aux mêmes prix pour tous et disponible aux nouvelles entreprises
  • Une priorité aux marchés à haute valeur ajoutée et en développement
  • Des standards de qualité élevés négociés avec les transformateurs
  • Des investissements en promotion, publicité et éducation à la nutrition
  • Des investissements conjoints des producteurs et des transformateurs dans la recherche
  • Une direction centrale et coordonnée du lait vers les 111 usines du Québec
  • Une négociation provinciale pour des conditions optimales de transport du lait
  • Un tarif moyen pour tous les producteurs pour le transport de leur lait...
    • Effectué par 262 camions-citernes...
    • Qui parcourent annuellement quelque 28 millions de kilomètres...
    • Sur 572 circuits rationalisés de collecte