La Fédération
La mise en marché du lait
La mise en marché du lait

À quoi servent les investissements en publicité et en promotion des producteurs de lait?

On se souvient tous des publicités du lait et leurs slogans nous trottent encore dans la tête... Cela fait près de 40 ans que les producteurs de lait québécois investissent en publicité et en promotion. Ils se sont prévalus d'une des dispositions du plan conjoint du lait qui autorise l'établissement d'un prélevé pour la publicité et la promotion afin de permettre le développement des marchés. Ils y ont consacré et continuent d'y consacrer des sommes importantes.

Les interventions les plus visibles des producteurs sont les publicités télévisuelles du lait, du lait au chocolat, du fromage, de la crème et du beurre. Elles ont grandement contribué à l'image de marque des produits laitiers. Combinées à d'autres actions de l'industrie, ces publicités ont eu un impact certain sur la notoriété et sur le développement des produits laitiers. Dans le cas des fromages par exemple, les publicités, les sites Internet sur les produits laitiers, comme www.fromagesdici.com qui est utilisé par plusieurs comme référence, et plus récemment le magasin nomade, qui présente aux consommateurs les fromagers et leurs produits, ont permis de mieux faire connaître ces produits auprès du public. Les fromages ont gagné en importance dans l'alimentation des Québécois. Au cours des dix dernières années, le Québec a assisté à une augmentation nette du nombre d'usines laitières dans le secteur des fabriques artisanales de fromage. En 2010, lors d'un sondage effectué par les diététistes du Canada dans le cadre du mois de la nutrition, les Québécois ont spontanément donné la première place au fromage à la question : « Quel aliment, produit dans votre région, préférez-vous? »

L'intervention des producteurs de lait est également importante au niveau des commandites qui s'orientent autour de la famille, la santé et la bonne alimentation. La Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ) donne ainsi son soutien à divers événements et activités partout au Québec. On ne peut les énumérer tous ici, mais plusieurs ont un rayonnement provincial. Il suffit de penser à la Féria du vélo de Montréal, au Festival Montréal en lumière ou aux tournois de hockey que la FPLQ commandite depuis plus de dix ans.

Les producteurs s'impliquent aussi dans l'éducation nutritionnelle. Un rôle qui est joué à travers le Canada par l'organisation regroupant tous les producteurs de lait canadiens, les Producteurs laitiers du Canada (PLC). 

Le souci des producteurs dans leurs activités en publicité et en promotion, dont plusieurs sont réalisées en collaboration et en partenariat avec l'industrie, est de promouvoir les produits laitiers et leurs divers attributs. Ainsi, la Fédération met de l'avant de diverses manières, plus originales les unes que les autres, la qualité nutritive et le bon goût des produits laitiers. La FPLQ est d'ailleurs l'un des organismes les plus primés en publicité et une des campagnes, celle des chansons françaises avec Adamo, fait partie des dix publicités qui ont le plus marqué les gens au Québec au cours des 40 dernières années. C'est vrai qu'on s'en souvient tous!

90 millions

La somme investie annuellement par les producteurs de lait canadiens pour la publicité et la promotion.

Comment fonctionne le transport du lait?

Tous les jours, près de 260 camions-citernes ramassent le lait de la moitié des quelque 6 300 fermes laitières du Québec pour l'acheminer vers les différentes usines de la province. Le lendemain, ils ramassent celui de l'autre moitié des fermes. Et ainsi de suite, 365 jours par année, sans relâche. Cette opération nécessite une logistique et un suivi irréprochables. Comme les coûts sont à la charge des producteurs, c'est la Fédération des producteurs de lait du Québec qui gère en leur nom le transport du lait de la ferme à l'usine.

Pendant longtemps, un certain chaos existait dans cette activité. Des camions de différentes entreprises se croisaient dans un même rang pour ramasser le lait des producteurs. Les taux de transport variaient énormément d'un producteur à l'autre, même entre voisins. De nombreuses années de négociations furent nécessaires pour en arriver à une première convention provinciale de transport en 1991, dont un des objectifs était de rationaliser cette opération.

Les circuits de ramassage à la ferme et la livraison aux usines ont alors été revus afin d'éliminer les kilomètres inutiles. Un travail fastidieux et long au début, maintenant mis à jour régulièrement grâce à des logiciels de routage. Ces trajets optimisés servent de base à la rémunération des transporteurs. Ces derniers ont tout intérêt à respecter les circuits optimums prévus au contrat puisque les kilomètres excédentaires ne sont pas payés.

L'optimisation des routes de ramassage et de livraison du lait a permis de diminuer le nombre de camions sur les routes et de limiter l'augmentation des kilomètres parcourus, malgré les fermetures d'usines dans certaines régions. Ces efforts ont eu un impact positif sur les coûts de transport, que les producteurs doivent assumer, mais également sur l'environnement.

Par solidarité, les producteurs de lait mettent en commun les coûts de transport, et paient le même prix aux 100 litres ramassés, peu importe où la ferme est située : en Gaspésie ou à un kilomètre d'une usine laitière. Ce partage a contribué au maintien de fermes laitières partout au Québec, malgré les fermetures d'usines, y générant une activité économique non négligeable.

Sans gestion provinciale et unifiée du transport, il aurait été difficile d'atteindre les objectifs de rationalisation du transport du lait. Il aurait aussi été plus laborieux d'aménager des circuits de ramassage pour du lait particulier, nécessaire pour des marchés de créneaux, comme celui du lait certifié biologique. Cette gestion provinciale permet de répondre avec souplesse aux diverses demandes provenant d'usines de transformation de toutes tailles, situées dans toutes les régions du Québec et qui visent parfois des créneaux particuliers et différenciés.

Le travail effectué au cours des ans a porté ses fruits. Aujourd'hui, plusieurs dizaines de camions ont été retirés des routes. Ceux qui effectuent le travail sont remplis de manière optimale et parcourent au total moins de kilomètres pour approvisionner les usines. Les coûts sont partagés équitablement entre tous les producteurs de lait, où qu'ils soient en région.

52 camions

C'est le nombre de camions qui ont été retirés depuis 12 ans des routes du Québec pour le transport du lait. En 2010, 262 camions ont assuré ce transport alors qu'il y en avait 314 en 1999 pour un volume équivalent.

 

 

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