
LA SUISSE BRUNE
Qui est cette belle brunette?
À l'air charmant et sympatique, on reconnaît la Suisse brune. Ses ancêtres ont quitté la Suisse pour débarquer
en Amérique du Nord en 1869. On raconte que leur origine remonte très loin dans
le temps. L'Asie serait le berceau de la race d'où les premiers sujets auraient
émigré vers l'Europe centrale environ au milieu du cinquième siècle. La race
serait probablement la plus ancienne des races laitières. 
On dit même que les Suisses brunes existaient
bien avant la tenue des registres historiques. Toutefois, ce n'est qu'en 1888
qu'elles sont importées des États-Unis au Canada, en Ontario et au Québec plus
précisément en Estrie. La Suisse brune se caractérise par son pelage brun, plus
pâle à l'intérieur des oreilles et des membres. Un cercle couleur gris plomb
orne son mufle. La Suisse brune possède une forte constitution et se démarque
par sa facilité d'adaptation, sa résistance aux maladies et sa longévité. Elle
est appréciée des producteurs pour son tempérament calme et la qualité de son
lait riche en protéines, un lait recherché pour son rendement fromager.
LA AYRSHIRE
Écossaise d'origine
La Ayrshire est originaire des régions montagneuses d'Ayr sur la côte sud-ouest de l'Écosse.
Les premières Ayrshire touchent le sol des États-Unis en 1822 et environ à la
même période au Canada, dans la région de Montréal. Quelques années plus tard,
en 1860, on voit naître le premier troupeau officiel Ayrshire à Ste-Anne de
la Pocatière. 
Aujourd'hui, la race est la deuxième en importance au Québec.
On reconnaît la Ayrshire à sa robe blanche parsemée de différents tons de brun
ou de rouge, pâle et foncé, ainsi qu'à sa taille moyenne. Née d'un bétail habitué
aux conditions écologiques difficiles, la vache Ayrshire s'est bien acclimatée
au Canada. D'ailleurs, les producteurs l'estiment pour sa rusticité, sa forte
production laitière sans problème de santé et la haute teneur en protéines de
son lait.
LA CANADIENNE
Témoin des premiers colons
On raconte que la race Canadienne aurait voyagé aux côtés de Samuel de Champlain pour aborder
chez-nous entre 1608 et 1660, à l'époque de la Nouvelle-France. Descendante
des anciennes races bretonnes et normandes, elle serait la première race bovine
à être développée en Amérique du Nord. Associée de près à la colonisation du
Canada français, elle domine les élevages de bovins jusqu'au début du 19e siècle.

Plus tard, la race est menacée par l'introduction de races britanniques, avant
d'être prise en main en 1883 par un noyau d'éleveurs. Aujourd'hui, on retrouve
la race Canadienne principalement au Québec. Elle parade une robe qui peut être
noire, brune, fauve ou rousse. On dit que la couleur de sa robe, sa peau généralement
pigmentée noire ainsi que son poil luisant et fin lui permettent de bien s'adapter
aux climats chauds et ensoleillés de nos étés. La Canadienne est reconnue pour
sa forte rusticité et sa facilité d'adaptation aux sols et aux climats inhospitaliers.
De plus, son lait est recherché pour la production de fromage.
LA HOLSTEIN
Une personnalité bien en vue!

LA JERSEY
Une vache apprivoisée
La race Jersey est originaire de l'île de Jersey de laquelle
lui vient son nom, une petite île anglaise située près de la France. Elle puise
ses racines en Normandie et en Bretagne surtout. Les premières Jersey atteignent
les rives de l'Amérique du Nord en 1817-1818, connues alors sous le nom d'Alderney.
Le nom Jersey n'est déterminé qu'en 1879. Après quelques décennies sur le continent,
elles prennent le chemin du Canada en 1868 et s'arrêtent à Montréal. 
La Jersey a la réputation de séduire tous les membres de la famille par sa personnalité
attachante, sa docilité et sa présence. Une vache de petite taille fort charmante
avec son pelage fauve. Toutefois, ce qui séduit davantage le producteur laitier
c'est son tempérament, la facilité avec laquelle il peut travailler avec elle
ainsi que ses qualités de productrice. La Jersey est réputée pour produire un
lait particulièrement riche en matière grasse et en protéines. Les sujets Jersey
ont aussi la qualité de tolérer la chaleur et l'humidité qui ne nuisent ni à
son appétit ni à sa production de lait.
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